mardi 18 octobre 2011

Le Plan de Sauvegarde de l'Emploi a été révélé le 18 octobre

La Direction a confirmé aux membres du CE, convoqués en session extraordinaire, qu'elle entendait déployer un plan de Sauvegarde de l'Emploi sur Lannion pour 18 personnes et fermer le site de Macon en impactant la vie de 11 familles.
Les orateurs successifs ont expliqué, de leur point de vue, les difficultés ayant conduit à ce résultat-Séquence émotion....


Vous connaissez la position de la CFTC, nous l'avons exprimée auprès des salariés sur les sites concernés:

Vous, vous et vous !
Alors qu'il appartenait à la Direction de prendre les mesures d'adaptation à l'évolution de l'emploi devant l'issue qu'elle connaissait, elle gère la situation en dernière minute en sacrifiant un site entier (c'est vrai qu'à Macon, nul ne vous entend crier...) sur la base de calculs discutables. On a demandé aux salariés de Macon de faire des heures supplémentaires pour ensuite s'en débarrasser. Ils ont payé leur propre licenciement avec leur sueur. C'est inacceptable!
Pour la CFTC, non seulement, nous entendons que tous les sites concernés par la perte du contrat Energie soient concernés mais aussi que le Plan s'applique à tous les sites ayant la même activité.

Non pas vous !
La Direction voulait se réserver le droit de juger l'aptitude des salariés à choisir de partir ou voulant se présenter à un autre poste. La CFTC considère que cette évaluation doit être neutre et effectuée par un tiers. La Direction a finalement accepté de mettre en œuvre un bilan de compétences préalable pour tout salarié concerné et volontaire. Chacun pourra juger lui-même de sa valeur. Plutôt essentiel quand il s'agira de négocier son devenir....avec la même DRH.

Vous aussi peut-être!
La situation d'autres sites a été abordée par la Direction. La situation au regard des renouvellements à échéance ou des incertitudes liées à l'absence d'engagement des clients de XEROX, laisse supposer un gros risque social sur l'année 2012 et concerne une centaine d'emplois.

Vous c'est nous!
La CFTC-SICSTI a d'ores et déjà pris les dispositions nécessaires pour accompagner les salariés qui le lui demanderont. Ses élus se trouveront à vos côtés pour vous assister et défendre si besoin en est. Ses services juridiques ont déjà étudié le plan présenté par la Direction et sont prêts à intervenir.


Nouvelle réunion le 20 octobre afin de connaître les détails non révélés.

mardi 11 octobre 2011

Les salariés meurent, les patrons patronnent

JAPON : Un troisième « liquidateur » mort à Fukushima


Via Scoop.itEnvironnement et Energies Autrement

Un employé d’une cinquantaine d’années est mort brusquement alors qu’il se rendait à la centrale de Fukushima Daiichi. Tepco (l’opérateur du site) affirme que ce décès est sans rapport avec les radiations ou la surcharge de travail, et soutient qu’il en va de même pour les récents décès de deux autres liquidateurs. « Le premier technicien est mort d’un infarctus, le deuxième d’une leucémie aiguë », rappelle l’Asahi Shimbun. Actuellement, 1 991 salariés travaillent actuellement dans la zone interdite de Fukushima et procèdent aux travaux de rétablissement…

Encore un peu et la Direction va nous dire qu'il est décédé car il mangeait trop de sucreries !!!!!

samedi 1 octobre 2011

Jean-Luc Warsmann ou comment la scientologie a été sauvée de la dissolution...


Connaissez vous Jean-Luc Warsmann ?
M. Warsmann est député de la 3ème circonscription des Ardennes.
M. Warsmann est, comme son site personnel peut vous l’indiquer, l’auteur de nombreuses lois.
M. Warsmann est en particulier, comme son site ne vous l’indique pas, l’auteur de la loi du 12 mai 2009 relative "à la simplification et à la clarification du droit et à l’allègement des procédures".
Cette loi modifie une pléthore d’articles de nos différents codes.
En particulier il touche au pouvoir du juge quant à la dissolution d’une personne morale pour escroquerie. Dorénavant ceci n’est plus en son pouvoir.
Il s’avère en revanche que le lendemain de la promulgation de cette loi démarrait le procès a l’encontre de la scientologie, celle-ci étant poursuivie pour...escroquerie.
Comme le hasard fait bien les choses.
C’est la mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) qui a souligné ceci le lundi 14 septembre sinon cette légère modification serait passée complètement inaperçue.
A la suite de cette découverte de la Miviludes nous pouvons alors nous poser quelques questions :
-Est-ce un pur hasard ?
C’est possible. De tels probabilités bien qu’infimes existent.
-M. Jean-Luc Warsmann savait-il ce qu’il faisait et les conséquences que cela avait ?
C’est possible. Cela serait assez grave. Je n’ose y croire. On peut imaginer que si la promulgation de cette loi s’imposait cela aurait pu attendre, un mois, la fin du procès.
-Le chef du gouvernement (attention ne vous trompez pas je ne parle pas de M. Fillon) connaissait-il cette loi, ou du moins cette disposition entrainant ces terribles conséquences ?
Je ne m’avancerais pas. Et puis le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire ne sont ils pas séparés, que Diable ! Mais bon dans le cas ou Président de la république et chef du parti majoritaire au Parlement ne sont dans les faits qu’une seule et même personne, cela laisse peu de place au pouvoir législatif, il est clair que dans ce cas notre système de séparation des pouvoirs ne marche plus.
J’espère au moins que Tom Cruise pistonnera Nicolas pour un petit rôle, dans un petit film avec un casting ne recherchant que des petits acteurs.
Merci à toi, Jean-Luc Warsmann, grâce à toi la République est sauve car on a abrogé cette disposition fondamentalement injuste permettant au juge de dissoudre une personne morale pour escroquerie.
La Scientologie en France a encore probablement de beaux jours devant elle.
 
 
POURQUOI S'INTERESSER AUJOURD'HUI A CE MONSIEUR ?
Parce qu'il a été chargé d'une mission interministérielle et que sa dernière trouvaille en date du 27 septembre 2011 est particulièrement troublante:

mardi 20 septembre 2011

Edito de Philippe LOUIS

Mieux protéger les salariés.

Mieux protéger les salariés

19 septembre 2011
 
Plus les entreprises parlent de leur responsabilité sociale, la fameuse RSE, moins elles l’assument. Cette notion, qui définit les responsabilités des entreprises à l’égard de ses parties prenantes (les salariés pour ce qui nous concerne), est devenue partie intégrante de la stratégie de communication, mais n’est pas le reflet d’une réelle volonté d’amélioration des conditions de travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat. Il suffit, pour s’en rendre compte, d’aller sur les sites Internet des grands groupes.
Au lieu de parler de RSE, les entreprises feraient mieux de la mettre en pratique. La responsabilité des entreprises est de créer de la richesse et de la répartir équitablement entre la rémunération des facteurs de production (le travail et le capital) et l’investissement productif afin d’assurer leur pérennité, leur développement et l’innovation en vue de la création d’emplois. Or, force est de constater aujourd’hui que cette responsabilité n’est pas remplie, que la richesse est détournée au profit du capital et des placements financiers au détriment de toute autre considération, et que le risque économique et social qui découle de telles pratiques est supporté essentiellement par les salariés qui, lorsqu’ils perdent leur emploi, perdent quasiment tout. Voilà pourquoi la crise que nous traversons depuis 2008 est si difficile à surmonter.
Ainsi, pour mettre en pratique la RSE, pourrait-on imaginer de créer un dispositif qui oblige les entreprises à provisionner le risque social. Il pourrait s’inspirer de celui qui existe dans le BTP et qui permet de continuer à rémunérer les salariés lorsque des intempéries imposent une cessation d’activité. Il s’agirait, là, de prémunir les salariés contre une crise économique et ses conséquences. En compensation, cette provision ne serait pas soumise à l’impôt sur les sociétés. Cette caisse serait gérée paritairement, c’est-à-dire à parts égales par la direction de l’entreprise et les représentants des salariés. Comme on le voit, les idées ne manquent pas, encore faut-il pouvoir les discuter, les améliorer et les concrétiser. D’où notre proposition de créer un comité paritaire permanent du dialogue social dont ce sera la raison d’être.
Philippe Louis,
Secrétaire général

mercredi 31 août 2011